Carnet de route d’une conteuse en automne-hiver

Devenir conteuse et tenir un carnet de route, pourquoi ? Pour compter les lieux hospitaliers, pour remercier les hôtes (et espérer qu’ils remettent ça bientôt), pour s’étourdir d’échos, pour se donner de l’importance, pour laisser une trace, pour esquisser l’histoire d’une femme qui raconte des histoires qui la font voyager ? Oui, c’est exactement pour… tout cela, sans doute. Sur le site d’Ariane Racine, contes, textes et transmission, on trouve un carnet d’adresse dont voici les dernières notes :

DÉCEMBRE 2014

SAINT-AUBIN. Caves de la Béroche. 15 décembre. 10 h et 14 h.

Cadre inhabituel pour le jeune public que ces Caves de la Béroche qui ne sentent pas le chocolat ! Ariane Racine présente un programme de contes traditionnels et de légendes régionales aux élèves et enseignants de l’école Les Cerisiers. Salle comble, subtiles odeurs de vin qui prépare sa deuxième fermentation dans les cuves et ambiance de course d’école avec de beaux silences par moments.

Bravo aux organisatrices de cette sortie et à l’équipe technique du Théâtre du Passage. Merci à Caleb Grob, patron des lieux.

SAINT-AUBIN. Caves de la Béroche. 13 décembre. 19 h.

Le Théâtre du Passage installe ses chaises dans les copeaux de bois du Marché artisanal de Noël. Cela vous transforme une cave coopérative en salle de spectacle décorée avec des tentures de papier aux couleurs des roses de la Béroche. La Rose de la Béroche, une légende régionale racontée ce soir-là par Ariane Racine devant un public prêt à rêver. Le Pass’Contes a passé le cap des quatre étapes (4/12) avec un bel accueil des habitants de la région.

COIRE. Musée de la nature des Grisons. 10 décembre. 18 h.

Sur une invitation du Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel, Ariane Racine se glisse dans le minibus affrété par le musée. En route vers Coire, de Neuchâtel aux Grisons, en une nuit. Il s’agit d’une sortie honorifique pour Christophe Dufour, Celia Bueno et toute l’équipe: l’Académie suisse des sciences naturelles décerne son Prix Expo 2014 à l’exposition neuchâteloise «Donne la patte! Entre chien et loup». Le Jury relève « une très belle réussite pédagogique, un phrasé scénographique impressionnant (…) Le tout présenté de manière infiniment subtile ». Ariane Racine a participé à cette aventure en écrivant et enregistrant des textes et des contes diffusés dans l’exposition. Sur des images de la vidéaste Sandra Roth, la conteuse a imaginé les temps mythiques de la pré-domestication du loup.

VAL-DE-RUZ, LA JONCHÈRE. La Joliette. 6 et 7 décembre.

Dans la yourte installée au jardin et pleine à craquer, on a chanté, raconté, éclaté de rire et joué aux devinettes d’ici et d’ailleurs. Les apprenties sont devenues de véritables conteuses face au public. Expérience heureuse pour les participantes de l’Atelier de contes donné par Ariane Racine dans le cadre des 20 ans de RECIF.

RECIF est un centre de formation et de rencontre pour enfants et femmes de Suisse, migrantes ou non migrantes. Cette association fête ses 20 ans, invitée par l’équipe de la Joliette, un autre lieu de formation et d’accueil où règne un air de liberté. Merci aux passionnés de RECIF et de la Joliette.

A LA RADIO (RTS). 4 décembre.

Sur les ondes de La Première de la RTS (radio télévision suisse), Corinne Métraux dite Lolita lit “Le bol de neige“, conte écrit et raconté par Ariane Racine le 13 décembre 2014 à Saint-Aubin dans le canton de Neuchâtel dans le cadre du Pass’contes du Théâtre du Passage.

 

NOVEMBRE 2014

ORBE. Théâtre de la Tournelle. 29 et 30 novembre.

Le 16 décembre 2014, l’émission Vacarme (RTS) a diffusé un reportage de Sonia Zoran intitulé Le loup, notre ennemi, notre frère : il s’agit d’un entretien avec Henri Gougaud et Ariane Racine. On peut y entendre aussi des extraits du tour de contes Notre côté loup, contes de liberté donné ces deux soirs-là à Orbe.

« Maigre ou puissant, terrifiant ou fascinant, le loup est présent dans de nombreux contes, dit le texte de présentation de la radio suisse. Y compris des contes de liberté, quand ce sont Ariane Racine et Henri Gougaud qui content au Théâtre de la Tournelle à Orbe. Sur scène et au coin du feu, dans l’ancienne prison, des mots choisis et des récits pour comprendre et suivre le loup, archétype de la peur, mais aussi symbole de liberté ou de réconciliation possible avec notre sauvagerie enfouie. »

 

Un grand merci à Sonia Zoran pour son écoute généreuse, ses questions insistantes et le reportage très vivant qu’elle a tiré de son voyage dans ce pays de loups.

PESEUX. Grand salon de la Maison de Paroisse. 16 novembre.

 Parfums de dare (en dialecte jurassien, branches de sapin fraîchement coupées), de mousse et d’amadou (ou amadouvier, champignon en forme de coquillage qui servait autrefois de combustible. Du provençal amadou, amoureux, parce que ce champignon prend vite feu) dans le vieux salon tout boisé pour Les Légendes des forêts. Deux rendez-vous avec le public cette après-midi de dimanche grise et froide. Réjouissante affluence, tous âges réunis. Ariane Racine mène son public par des sentiers sauvages, lui fait rencontrer un loup et des aigles qui parlent, un niton des bois, un veau-mouton qui a appris à tricoter, sans oublier un aller simple pour le paradis d’une clairière où volent les papillons azurés.

 

Un grand merci à Ruben Pensa avec son bar ambulant pour l’association Maloka, La Maison du Peuple. Merci aussi à l’équipe du Théâtre du Passage sur place : Amandine Baldi, Robert Bouvier, Tiziana Chiaravalle, Bernard Colomb et Madame Véronique.

 

A LA RADIO (RTS). 11 novembre.

 

Deux contes traditionnels lus par Lolita passent sur les ondes de La Première de la RTS (radio télévision suisse). Le Niton et La naissance du violon sont à l’affiche de l’émission « Dernier rêve avant la nuit » du 11 octobre pour annoncer la soirée de contes donnée 5 jours plus tard par Ariane Racine à Peseux, Légendes des forêts.

 

 

COURTELARY. Le Toit des Saltimbanques. 7 novembre.

Invitée par la bibliothèque de Courtelary, Ariane Racine propose son tour de contes De l’étincelle aux étoiles au théâtre de poche du Toit des Saltimbanques. Les musiciens Christian Torropinto et son complice cubain Amigues prolongent la soirée avec des chansons d’Amérique Latine. Cristina Roters, auteur-illustratrice de livres de contes, présente ses dessins et ses livres écrits en allemand. Quelques pas de danse, des discussions autour d’un casse-croûte goûteux, des échanges de nouvelles et des voeux pour la suite. Un bel accueil.

OCTOBRE 2014

BEVAIX. Grange de l’Abbaye. 26 octobre.

Cris d’oiseaux marins sur le lac au soleil couchant, grange de l’abbaye ouverte, les gens se hâtent vers le haut-lieu connu de tous et de presque personne. « Je savais que cela existe, cet ancien monastère, je regardais le site depuis la plage de la Pointe du Grain, mais je ne m’étais jamais approchée. C’est un sacré promontoire, c’est splendide ! » s’enthousiasme une spectatrice. « Avec le Pass’Contes, je découvre des contes et des coins magnifiques de cette région où je me suis installé il y a deux ans » ajoute un jeune homme.

Amandine Baldi et Pascal di Mito ont préparé un bel espace pour ces Contes des Voyageurs. Une soixantaine de personnes sont au rendez-vous pour écouter Ariane Racine. Elle leur fait remonter le temps jusqu’à la fondation de l’Abbaye en 998, revient à la pierre aux deux loups scellée sur l’église de Bevaix, évoque l’homme sculpté sur la pierre préhistorique retrouvée à Trétel et emmène son monde sur les routes du voyage. Parfois un bref trajet prend des allures de tour du monde…

A la fin de la contade, le public sort et s’étonne que les étoiles du dernier conte brillent aussi sur le lac de Neuchâtel.

 

Un grand merci à Ruben Pensa venu tenir un bar ambulant pour son association Maloka, La Maison du Peuple, qui soutient les migrants d’Amérique Latine.

SEPTEMBRE 2014

A LA RADIO (RTS). 15 septembre.

Sur les ondes de La Première de la RTS (radio télévision suisse), dans l’émission « Dernier rêve avant la nuit » du 15 septembre, Lolita lit deux contes d’Ariane Racine, La Sauce au vert, suivi de Noé et les deux anges.