Rencontre avec Judith Baumann

Portrait de Judith Baumann écrit par Ariane Racine

C’est une reine qui  a beaucoup lutté pour la liberté de ses sujets, c’est à dire en faveur des personnes gourmandes curieuses de saveurs nouvelles ou retrouvées.

Depuis longtemps, Judith Baumann habite des châteaux qui ressemblent à de vieilles fermes-auberges avec charme, recoins et jardin. Avant de s’y installer, elle les restaure de ses mains avec un goût sûr qui  privilégie couleurs, odeurs et décalages.

Côté accueil comme côté cuisine, elle adore étonner, séduire, émerveiller. Travailleuse éperdue, elle n’a de cesse d’inventer des rencontres entre jeunes pousses et vieilles branches, entre fleurs et fruits, entre racines et champignons, entre connus et inconnus. Sans oublier les os à moelle ou à voeux qui la fascinent comme un jeu à la vie, à la mort.

Sept ans après notre rencontre à son ancienne adresse des Mossettes, sa Majesté royale des Régals de chaire règne sur un royaume nouveau qui la laisse plus libre de son temps: un fief consacré à la cueillette et à la cuisine des trésors naturels. La région reste la même: la Gruyère, dans les Préalpes suisses.

Judith Baumann a troqué sa pittoresque toque-turban de cheffe de la Pinte des Mossettes, restaurant qu’elle a rendu célèbre, contre une ombellifère dont la tige en S est sa marque de fabrique. Sa nouvelle entreprise se nomme Saveurs Sauvages. La reine des prés et des bois y propose des ateliers d’un jour à des groupes de bons-vivants à l’appétit créatif.

Ariane Racine, janvier 2013.

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